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Revenu universel d’existence

lundi 22 mai 2017, par Sarah Trichet-Allaire

Les commentaires en italique sont des remarques faites dans l’assemblée, mais différentes des propos de la personne qui intervenait.

Références :

  • « Revenu universel. Pourquoi ? Comment ? » de Julien Dourgnon, éd. des petits matins
  • « Faut-il un revenu universel ? » des économistes atterrés, éd. de l’atelier
  • « Le revenu de base », d’Olivier Le Naire et Clémentine Lebon, éd. Actes Sud

Stiegler, dans le livre lu la dernière fois et dans d’autres écrits, parle lui de revenu contributif.
Qui pose alors la question : « comment évaluer qu’une contribution a été faite ? ». Nous sortons donc du revenu universel et inconditionnel.

Le salariat est capitalistique. Capital, travail et État sont remis en cause.

La productivité augmente, mais la répartition reste au sein des salarié.es, au détriment des personnes au chômage.

Pourquoi la richesse créée irait à des personnes qui ne travaillent pas ?
Tout le monde participe à la société dans son ensemble, à son fonctionnement, et y fait des dépenses.

De quelles richesses parlons-nous ?
Richesses matérielles, industrielles, de service. Toutes sont payées via le salariat, mais est-ce réellement adapté ? Les services sont fracturés, l’emploi aussi. L’« überisation » amplifie la fragmentation, tout comme l’économie numérique mais pas dans tous les domaines de l’informatique

La différence entre ces richesses réside dans l’achat de la matière première.
Mais pourquoi - et en quoi - une heure d’aide-soignante est différente d’une heure de médecin ? Tout comme ingénieur et technicien.
La différence est dans le résultat du produit.

Trois causes pour une crise (crise sociale + crise écologique)

  1. Croissance en berne, donc ne crée pas d’emploi mais la croissance est-elle créatrice d’emploi ?
  2. Augmentation de la robotisation, surproduction de produits
  3. Augmentation de la consommation et des différences sociales ; les inégalités augmentent le sentiment de pauvreté (alors que nous ne sommes pas dans la misère)

Le revenu universel (RU) permet de redonner une morale / de l’estime de soi.

Le RU permet de répondre à la crise sociale ? La crise économique ? Pour la morale ?

Réponse des économistes atterrés

  • Il n’y a pas eu d’expérimentations en Inde ?
  • + d’exclusion, de précarité
  • L’emploi global a tendance à augmenter. Les gains de productivité sont redistribués dans d’autres secteurs (ex. : service à la personne)
  • Les robots ne supprimeraient pas tant d’emplois
  • L’emploi est essentiel pour l’existence sociale
  • Il pourrait encourager les femmes à retourner à la maison ou donner un outil d’émancipation, car il s’agit d’un revenu attribué aux hommes comme aux femmes
  • Il faut continuer à réduire le temps de travail, reconvertir les emplois, augmenter les droits des salariés.

Le RU implique des changements : la manière de travailler, mais aussi la mentalité dans la population (idées d’inaptitude au travail, de pression sur les salarié.es)

Redonner de l’emploi au plus grand nombre de gens ? Mais (... Christian M. ?)

L’augmentation de la productivité amène l’humain à s’adapter, jusqu’à un point de rupture : il faut faire la même chose en moins de temps. Ce n’est pas satisfaisant.

Le RU est socialisant, car le travail ne l’est plus. Est-ce un nouveau leurre ?

Le travail disparaîtra-t-il ? Le RU donnerait une liberté plus importante pour choisir ou pas un travail

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