Des voix au chapitre
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Assemblée Générale du 21 février 2013

lundi 1er avril 2013, par Sarah Trichet-Allaire

Compte rendu de la 1ère assemblée générale de l’association « Des voix au chapitre »

21 février 2013

Réunion animée par Sarah Trichet Allaire et Pierre Reipert
Une quarantaine de participants


Une association est constituée de fait qui s’appelle « Des voix au chapitre » et dont les statuts ne sont pas encore déposés en préfecture.
L’objet de l’association est d’étudier la création d’une librairie sous forme coopérative ou associative.

Les animateurs présentent le contenu des réunions préalables qui ont conduit à la constitution de l’association « Des voix au chapitre ».

Une 1ère réunion réunissant des structures associatives et de l’économie sociale et solidaire, des professionnels et amoureux du livre pour réfléchir aux activités qui pourraient naître au sein de ce projet collectif de librairie. Il s’agit alors plutôt d’un agglomérat de désirs individuels qui s’additionnent comme le besoin d’avoir un lieu de rencontres et de débats autour du livre, l’ouverture d’un café librairie (là se posent des questions de licence d’exploitation), de la mise à disposition de liseuses, d’un lieu de book crossing, speed booking...
Se pose aussi la question de proposer des ateliers d’écriture mais Pierre Reipert attire l’attention sur le fait que ce type d’ateliers sont menés déjà par d’autres associations sur Saint Nazaire, un partenariat serait peut-être plus judicieux ?
Sur la structuration possible, des réflexions naissent autour de la forme coopérative, de l’idée de créer une SCIC (plutôt destinée à des structures de production...)
Sur le local, celui de la libraire « Voix au chapitre » est toujours disponible, déjà équipé en rayonnages faits sur mesure (ce qui n’est pas négligeable en terme d’investissement), le propriétaire serait prêt à le louer en priorité à la nouvelle librairie (coût actuel 9500 euros/an).
Les sources de financements sont à étudier : commercialisation (étude de marché), seuil d’équilibre financier, ligne éditoriale à déterminer car encore vaste pour le moment : librairie militante exclusivement ou ouverte à toute forme littéraire ? L’idéal serait de mixer les deux.
Dans une ligne éditoriale, il faut savoir opérer des choix dans un contexte de sorties d’ouvrage très chargé.

Une deuxième réunion avec Gérard Lambert s’est déroulée de façon plus informelle bien que très riche sur la transmission de l’histoire de la librairie « La voix au chapitre »

Une troisième réunion a permis la constitution de l’association « Des voix au chapitre »

Les animateurs proposent que soient constitués des groupes de travail qui réuniraient les adhérents bénévoles qui souhaitent travailler plus spécifiquement sur des axes de travail relatifs à la création de la librairie :

  • un groupe recherche de financement et étude de marché
  • un groupe ligne éditoriale
  • un groupe recherche de local
  • un groupe sur les questions juridiques et fiscales

Un participant s’étonne de voir apparaître dans le compte rendu exposé que la littérature bretonne soit d’emblée exclue et s’interroge sur la pertinence de ce choix ?
Pierre Repeirt répond que c’était dans un souci de ne pas se mettre en concurrence avec la libraire « Gweladenn » qui est sur ce créneau d’édition.
Les participants sont quelques-uns à défendre cette question ; la libraire « Gwennladen » est peu fréquentée et n’a pas le monopole sur la littérature bretonne.
Pierre Reipert répond qu’effectivement c’est une question à étudier, qu’il est possible par exemple de penser à des dépôts de livre par des petites maisons d’éditions, à travailler en partenariat avec la librairie « Gweladen » et que ce niveau d’avancement de la réflexion, rien n’est exclu a priori.

Ensuite, les animateurs présentent ce qu’est une librairie associative. Sarah Trichet-Allaire la définirai comme une librairie qui vend des livres mais dont l’objet est non commercial.
Pierre Reipert précise que sous cette forme cela reste un commerce même si elle ne fait pas de profits, ou que les profits ne sont pas redistribués aux adhérents. La question de la concurrence reste posée.

Un participant demande si des précisions peuvent être apportées à ce niveau du débat car tout le monde n’a pas le même niveau d’information sur ce qu’est une libraire. Une participante ajoute qu’une libraire, ce sont des contraintes d’exploitation bien particulières, des contraintes matérielles et qu’il faut étudier cela en amont pour définir un choix d’organisation collective. Elle ajoute qu’il pourrait être intéressant de se rapprocher de librairies associatives déjà existantes sur le territoire pour connaître les difficultés auxquelles elles se sont confrontées dans le souci d’un partage d’expérience.
Sarah Trichet-Allaire répond que des contacts sont en cours avec la libraire associative « Plumes et fabulettes » d’Ancenis justement dans cette démarche d’initiation croisée.
Deux participants insistent sur le principe de réalité qui prévaut dans ce type de commerce, même associatif.
Un participant s’interroge sur la forme de gouvernance associative qui sera retenue : la direction sera collégiale ou non ?
Sarah Trichet Allaire répond que ce sera une réponse à apporter dans un second temps, au cours de la réflexion sur la constitution de la librairie. Elle précise à nouveau que l’objet de l’association « Des voix au chapitre » est bien justement de réfléchir à ces questions de gouvernance, de forme juridique, de contenu éditorial et que rien n’est encore décidé.

Présentation des statuts de l’association « Des voix au chapitre »

Un participant remarque dans les statuts exposés que l’objet de l’association est « ... d’étudier et expérimenter la mise en œuvre d’une librairie... », or expérimenter fait penser à un projet de pépinière d’entreprise.
Sarah Trichet-Allaire précise que sous le terme expérimenter, l’idée serait de faire des ventes ponctuelles de livres, même sans local.
La question fait débat, ne faut-il pas circonscrire l’objet de la 1ère association à une étude ?
Pierre Repeirt ajoute que pour lui il n’est pas question de faire du commerce, notamment pour des règles commerciales et de concurrence.
L’objet de l’association n’est pas de faire du commerce son objet principal, toutefois dans son article 4 : « La vente permanente et occasionnelle » est inscrite. Les participants font part de leurs objections, le fait de ne pas être en complet accord pose problème ce soir au moment de souscrire à l’adhésion. Dans quelle mesure les statuts présentés peuvent ils être débattus et amendés par les participants ?
Sarah Trichet-Allaire dit que les statuts ne sont pas encore déposés en préfecture et qu’à ce titre, rien ne les impose vraiment. Pourquoi ne pas en discuter ensemble, même si cela paraît laborieux de le discuter dans une assemblée aussi large.
Qui va voter ensuite les statuts, les entériner ? Le périmètre entre participants à une réunion et adhérents votants est encore flou et mal déterminé.
Un participant propose que l’association ne reste qu’une association de fait, pourquoi se déclarer en préfecture ?
Sarah Trichet Allaire répond que la déclaration est le seul moyen d’obtenir la personnalité morale et donc d’être reconnu notamment à Agora pour le prêt de salles ou pour l’ouverture d’un compte bancaire.

Sur la lecture des statuts concernant l’adhésion, les participants les trouvent trop restrictifs et notamment sur la possibilité, pour le conseil d’administration, d’exclure de droit des personnes qui ne leur sembleraient nocives dans la construction du projet.
Cette question divise : cela peut être un moyen pour l’association de se prémunir de prises de pouvoirs intempestives, de faire face aux velléités de détruire de l’intérieur l’association de la part de commerçants se sentant floués, etc. Cela représente un risque réel.
Un participant se dit tout de même gêné qu’à ce stade de sa construction, l’association ne laisse pas une part plus importante à la démocratie.
Il est aussi soulevé une remarque quand à l’impossibilité pour les adhérents personnes morales de ne pas prendre part au vote de façon décisive mais d’avoir uniquement une voix consultative.

Quelques formulations validées préalablement sont discutées par les personnes présentes lors de l’AG. Sont donc soumises aux voix, et finalement adoptées, des formulations alternatives :
suppression « d’expérimenter » une librairie dans l’objet de l’association
suppression de « possibilité de refuser une adhésion »

Concernant les modalités de l’élection du CA, il est ajouté dans les statuts : « Chaque bulletin de vote comportera une liste de 15 noms maximum parmi les personnes qui se sont portées candidates. »

La cotisation des personnes moraux est fixée à 35 euros ou davantage.

Enregistrement des adhésions, au nombre de 21 (uniquement personnes physiques)

Constitution de quatre groupes de travail, et inscription des volontaires sur ces listes :
ligne éditoriale
questions juridiques
recherche de financement
recherche de local

Election du CA

Sont candidat-e-s :

  • Leïla Couroussé-Licois
  • Patricia Dupré-Cormerais
  • Pascale Etchebes
  • Françoix-Xavier Leroux
  • Géraldine Lubert [1]
  • Lydie Naël-Leduc
  • Damien Perrotin
  • Pierre Reipert
  • Aroua Soltani
  • Sarah Trichet-Allaire

15 suffrages exprimés, 2 bulletins blancs :13 bulletins validant l’ensemble des candidatures.

Le CA est donc constitué des 10 personnes candidates.

Notes

[1Géraldine Lubert démissionera finalement au premier Conseil d’Administration, par manque de temps du fait de ses activités professionnelles.

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